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Se passionner pour la bague d'inversion en macro

Il n'y a pas d'obligations en photographie. Tout est question de point de vue, et nous avons tous des opinions différentes. La macro avec bague d'inversion est une très vieille technique qui a fait ses preuves, et je parle de mon expérience personnelle dans cet article.

J'essaie de faire fonctionner cette technique depuis sept ans. J'adore la macrophotographie, mais le grossissement à lui seul ne satisfaisait pas ma créativité. Je me suis replongé dans les livres pour étudier les vielles techniques, ce qui m'a permis de cibler ce que je devais obtenir. J'étais à la recherche d'un flou inégalé, le « flou artistique » pour l'arrière-plan, comme je l'appelle. Voilà comment j'ai découvert la macro avec bague d'inversion (RRM).

J'ai ensuite commencé le processus d'apprentissage par tâtonnements. Les photographes d'insectes ne jurent que par cette technique. On m'a dit que je pouvais obtenir plus de grossissement avec la lentille inversée que celui proposé par la macro ordinaire, mais j'ai dû essayer pour être convaincu. Cela n'a pas été simple à maîtriser. Tout d'abord, il fallait avoir des mains stables, un sujet coopératif et beaucoup de patience. Tout est fait manuellement : vous vous retrouvez seul avec vos connaissances et votre matériel, sans autofocus.

J'ai également adoré le fait que cette technique donnait la possibilité d'essayer différents objectifs que j'avais déjà afin de me rapprocher du sujet. Par exemple, j'avais un objectif NIKKOR 18-70mm f/3.5 qui datait de l'époque où j'utilisais le Nikon D70s. Il s'est avéré qu'il m'a permis de créer un grossissement très intéressant. Ensuite, j'avais le nouvel objectif NIKKOR 24-70mm f/2.8 qui m'a permis d'obtenir un ensemble de différents effets.

Par la suite, je souhaitais aller plus loin dans mes expériences. J'ai donc combiné des objectifs pour développer davantage mon effet, et j'ai obtenu de meilleurs détails plus nets de mes sujets. J'ai essayé un NIKKOR 85 mm f/1.4 avec un 50 mm f/1.8, un 24-120 mm f/4, etc. En gros, les possibilités sont infinies et, avec les excellentes lentilles en verre que Nikon propose, les images sont tout simplement hors pair. Au lieu d'investir dans des lentilles en verre qui n'ont rien à voir avec les objectifs NIKKOR, il est beaucoup plus utile de travailler avec ce que vous avez dans votre sac photo et de découvrir ses possibilités.

Je vais maintenant parler de la meilleure partie de mon expérience : la prise de vue de sujets sous l'eau. Contrairement au travail sur terre qui est plus simple à effectuer, j'ai dû prendre en compte des conditions spécifiques, comme l'état de la mer, des sujets récalcitrants, la rétrodiffusion (des débris qui flottent) et le courant de l'eau. La photographie RRM sous-marine nécessite plus de discipline et de patience. Tout d'abord, vous devez comprendre votre distance de travail, comment la lumière se déplace et se reflète, le caractère et le comportement du sujet et, enfin, les boutons de l'appareil photo de votre choix.

J'avais mon Nikon D4, donc cela impliquait une configuration assez importante sous l'eau. Néanmoins, l'entraînement à la piscine avant de plonger dans l'océan aide véritablement. La photographie RRM ne propose pas un résultat satisfaisant en un clic. Elle implique beaucoup plus de compréhension de ce qui est face à vous et des méthodes d'amélioration. Après tout, en tant que photographe, vous devez rendre les choses ordinaires extraordinaires.

Quelques conseils sur la photographie RRM

1) S'agit-il d'un grossissement ? Il ne s'agit pas uniquement de grossissement. Nous obtenons cela à l'aide d'un objectif macro normal de toute façon. Nous utilisons les excellents objectifs traditionnels 105 mm et 60 mm f/2.8, mais le résultat va au-delà d'un simple grossissement.

2) Tout repose-t-il sur le bokeh ? Qu'est-ce que le bokeh ? Le bokeh, également connu sous le nom de « Boke », est l'un des sujets les plus populaires en photographie. Le bokeh est entre autres très populaire, car il rend les photographies visuellement attrayantes ce qui nous force à concentrer notre attention sur une partie spécifique de l'image. Ce mot vient du japonais et signifie littéralement « flou ». Et, OUI, tout repose sur le bokeh !

3) La photographie RRM est-elle difficile ? Rien n'est facile dans la vie... Souvenez-vous des premières années d'utilisation de votre objectif macro dédié au cours desquelles vous avez essayé de comprendre l'objectif, la valeur d'ouverture ainsi que l'emplacement et la distance parfaits. Il en va de même pour la photographie RRM. Il est nécessaire d'être un peu patient pour la comprendre, puis s'améliorer. La découverte de l'objectif vous enseigne la patience et comment effectuer de petits mouvements pour avoir des effets nets. En plus de cela, vous devez apprendre à éclairer votre sujet. La lumière est importante dans la photographie RRM. Il faut donc utiliser des stroboscopes ou un éclairage continu.

4) Qu'est-ce que l'on recherche dans la photographie RRM ? Il s'agit d'une combinaison d'accentuation et de flou artistique. Peu de gens comprennent ceci, mais il s'agit en réalité d'une alliance d'art et de science. L'art correspond au flou artistique tandis que la science correspond à l'identification de votre sujet. Je dois dire qu'il s'agit de donner à vos images un aspect unique.

5) S'agit de la macro pour les pauvres ? En fait, oui... À l'époque où il n'existait pas d'objectif spécifique, je crois que les gens sont devenus innovants et ils ont décidé de faire avec ce qu'ils avaient. La modification d'un objectif avec un adaptateur de bague d'inversion est utile.

6) À quoi ressemble un objectif 50mm f/1.4 avec bague d'inversion ? Un objectif simple 50mm f/1.4 avec bague d'inversion possède une dioptrie presque équivalente à +20. Si vous utilisez un NIKKOR 50mm f/1.4 comme moi, l'avantage est que vous êtes certain d'avoir la meilleure lentille en verre sur le marché.

7) Quelle est la distance de mise au point minimum ? Elle peut être de 2 ou 3 centimètres ou moins. Il est donc indispensable d'avoir les bons paramètres du port adaptés à la configuration de votre objectif.

8) Qu'en est-il des combinaisons d'objectifs ? Il existe d'innombrables objectifs sur le marché. Vous en avez peut-être déjà possédé certains ou vous pouvez les acheter. C'est comme les Lego : vous pouvez personnaliser votre image comme vous le souhaitez (bokeh, grossissement, etc). La combinaison de vos objectifs vous offrira davantage de grossissement, un bokeh différent et une distance de mise au point très faible. Il est donc préférable de s'entraîner sur terre avant d'essayer dans l'eau.

9) Quel sujet est adapté à la photographie RRM ? Au fond, tout repose sur la maîtrise de votre objectif et le travail avec des sujets qui sont adaptés à votre viseur. Vous trouvez cela facile ? Essayez. Je vous conseille de vous entraîner tout d'abord sur terre.

10) Comment obtenir un bokeh en tourbillon ? Tout dépend de la créativité que vous souhaitez obtenir. Apprenez à maîtriser votre objectif et vous serez récompensé. Vous commencez à vous amuser lorsque vous mettez l'objectif à l'envers.

J'espère vous avoir donné envie d'essayer et de jouer davantage avec votre matériel.

Passez une excellente journée et photographiez tous les sujets à l'envers !

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© Imran Ahmad

 

À propos d'Imran

Imran Ahmad est un photographe sous-marin professionnel qui capture des images différentes de tout ce que l'on connaît. Repoussant toujours les limites de la photographie conventionnelle, son style est compliqué et imprévisible du point de vue créatif. En tant que photographe connu dans le monde entier et membre de l'Ocean Artist Society, il possède un portefeuille divers composé de missions photographiques commerciales, éditoriales, sous-marines et axées sur les portraits. Son travail apparaît dans de nombreuses publications sur la plongée et d'innombrables autres médias leaders de la région. Il a récemment publié un beau livre intitulé « Ocean Tapestry », un recueil de certaines de ses meilleures œuvres.